Portrait de l’auteur
Koyoharu Gotouge
Image largement associée en ligne au nom de Koyoharu Gotouge — à titre indicatif, l'identité réelle de l'auteur n'a jamais été officiellement confirmée.

En bref
- Débuts en prépublication : one-shot 'Kagarigari' (2013)
- Kimetsu no Yaiba : février 2016 – mai 2020, Weekly Shōnen Jump
- 205 chapitres, 23 tomes — une fin choisie au sommet du succès
- Identité et visage jamais révélés publiquement
Koyoharu Gotouge est le nom de plume du mangaka à l’origine de Kimetsu no Yaiba. Fait rare dans l’industrie, l’identité complète, le visage et même le genre de cette personne n’ont jamais été confirmés publiquement — un mystère savamment entretenu par l’éditeur Shueisha lui-même.
Avant de créer Kimetsu no Yaiba, Gotouge propose plusieurs one-shots à la rédaction du Weekly Shōnen Jump, dont 'Kagarigari' en 2013, salué pour son ambiance sombre mais jugé trop mature pour le magazine. Ces essais forgent déjà l’univers visuel si particulier qui caractérisera Demon Slayer.
Kimetsu no Yaiba démarre sa sérialisation en février 2016. Le succès est d’abord modeste, loin des standards du magazine, avant de connaître une ascension fulgurante à partir de 2019 grâce à l’adaptation animée par le studio ufotable, puis au film Le Train de l’Infini en 2020.
Passionné·e, selon ses propres afterwords, par les sangliers et les crocodiles, Gotouge s’amuse à glisser ces obsessions dans son œuvre — le masque de sanglier d’Inosuke n’étant pas un hasard. Le style de dessin, volontairement brut et parfois qualifié d’'imparfait' par l’auteur elle-même dans ses commentaires, contraste avec la précision de la mise en scène et du rythme narratif, unanimement saluées par la critique.
Point suffisamment rare pour être souligné : Gotouge choisit de conclure Kimetsu no Yaiba au chapitre 205, en 2020, alors que la série est au sommet absolu de sa popularité, plutôt que de céder à la tentation de la prolonger. Un choix qui a renforcé le respect des lecteurs envers l’intégrité artistique de l’œuvre.
“Un auteur qui préfère rester dans l’ombre, mais dont la lumière du travail parle pour lui.”